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Il y a quelques jours, une étudiante actuellement en première année à l’ISTA, Joanna Da Costa Martins, est revenue dans son ancien lycée afin de présenter son parcours et sa formation actuelle. Il s’agissait de l’occasion parfaite pour lui demander son opinion concernant l’importance de transmettre son expérience aux étudiants en devenir.

 

Peux-tu te présenter et décrire ton parcours ?

 

Je m’appelle Joanna Da Costa Martins et je suis actuellement étudiante en première année à l’ISTA. Lorsque j’étais en 3ème je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire de ma vie. Je me suis donc rendue avec ma maman dans différents lycées lors des portes ouvertes, afin de m’intéresser aux différents métiers proposés. En effet, je voulais absolument effectuer un baccalauréat professionnel car je pensais que les longues études n’étaient pas faites pour moi !

Finalement lorsque je suis arrivée dans l’atelier de la filière Métiers de la mode et du Vêtement au lycée Blaise Pascal à Colmar, ma professeure, Mme Fatiha Touzani (ancienne étudiante de l’ISTA), m’a accueillie et m’a présentée sa filière. À ce moment là, j’ai eu un déclic qui m’a orienté dans cette voie. J’ai effectué différents stages : dans un magasin de retouches/créations (Le Colibri), en tant que créatrice d’accessoires et de robes de mariées (Jadis) et dans une entreprise qui industrialise et conçoit des pantalons d’ambulanciers (KM Concept).

J’ai eu une très bonne expérience dans ce lycée, tant par rapport aux cours, qu’à l’équipe pédagogique. Durant mon baccalauréat professionnel, on m’a souvent parlé de l’ISTA, je me suis donc rendue au salon des métiers à Mulhouse où j’ai pu rencontrer le directeur de l’établissement M. Frédéric Mougin qui a su répondre à mes questions. Sur ses conseils, j’ai intégré le BTS Métiers de la Mode et du Vêtement au lycée Jean Rostand à Strasbourg. J’ai effectué un stage dans une entreprise qui industrialise et conçoit des vêtements professionnels, EPI (équipements de protections individuel) et vêtements d’image (CAWE FTB GROUP).

Ce BTS, qui accueille également des élèves de seconde générale, nous a permis de revoir les bases en technologie des matériaux, DAO, CAO et en conception. Le BTS est passé très vite car nous n’avions pas le temps de nous reposer, l’apprentissage était constant. Enfin, comme prévu je suis arrivée à l’ISTA. Pour quelqu’un qui ne voulait pas faire d’études, c’était assez ironique. J’ai vraiment été attirée par la formation complète que cet établissement proposait et pour l’instant, après quelques mois, je ne suis pas déçue ! 

 

Pourquoi as-tu souhaité revenir dans ton lycée ?

 

Le lycée Blaise Pascal à Colmar organise chaque année une manifestation “Connaître son futur métier, sa future entreprise”, qui présente pour chaque filière 1 ou 2 étudiants/jeunes diplômés et un professionnel. J’ai été invitée par l’équipe pédagogique avec une ancienne camarade qui a un parcours différent du miens. J’ai tout de suite accepté car nous sommes toujours très bien accueillis et je voulais vraiment transmettre ma passion aux “plus jeunes” en CAP Couture flou et en baccalauréat professionnel.

 

Qu’est-ce que tu penses que ça a apporté aux élèves ?

 

Je veux dans un premier temps les conseiller concernant les formations les plus adaptées suivant leurs projets car trop de personnes se retrouvent dans des filières qui au final, ne leur plaisent pas. De plus, cela donne une motivation et du sens au travail des élèves. C’est la 3ème année que j’interviens dans ce lycée et le fait qu’une jeune vienne pour leur faire passer un message optimiste les encourage et contribue à en faire rêver certains. 

 

Aurais-tu souhaité être conseillée de la même manière lorsque tu étais au lycée ?

 

Au lycée, j’ai été conseillée par mes professeurs et certaines anciennes étudiantes qui venaient les saluer mais autrement nous n’avions pas eu l’occasion de réellement échanger comme lors de ces manifestations. J’aurais aimé prendre le temps d’échanger avec des étudiants et des professionnels. S’il est important de se concentrer sur le présent, il faut également savoir où nous mettrons les pieds demain.

 

Selon toi, quels moyens les élèves utiliseront-ils en majorité pour trouver des informations concernant leur orientation dans les années à venir ? 

 

Je pense que le bouche à oreille et les salons marcheront toujours et sont très intéressants car il y a un réel échange entre les individus. Toutefois, dans le futur, le web prendra largement le dessus. Je ne sais pas si les élèves ou les étudiants se donneront encore la peine de se déplacer pour connaître leur futur métier, mais ce serait dommage qu’ils ne le fassent plus.